Saulxures-lès-Nancy

Didier Aubertin – Membre du Comité des Fêtes

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Il est important pour moi d’être bienveillant envers les autres.

Monsieur Aubertin, vous êtes un « jeune » au sein du Comité des Fêtes de Saulxures. Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à rejoindre l’équipe en place et à vous investir à ses côtés ?

J’ai effectivement rejoint l’équipe du Comité en juin 2018 et participé pour la première fois au Défilé de Nancy en décembre dernier. Je dois dire que c’est un grand événement festif tout spécialement dédié aux enfants et que j’aime énormément. J’apprécie de participer à l’organisation des fêtes et de défiler déguisé.

Je m’investis beaucoup dans la construction du char ; il m’arrive même de venir tout seul le jeudi pour « apporter ma pierre à l’édifice ». Ici, notre manière de faire est assez peu courante. Nous n’avons pas de croquis au départ, juste des grandes lignes, un dessin sur un coin de table. Après, chacun est libre de faire ce qu’il veut. On ne sait pas où on va, c’est à l’avenant. Pour nous tous, avant d’être un travail, c’est un loisir, au demeurant très agréable, même s’il est un peu stressant parfois quand on est dans la dernière ligne droite de la construction.

J’aime non seulement ce que je fais ici mais surtout j’aime faire plaisir, aux autres membres du Comité mais aussi, et surtout, aux enfants qui viennent voir notre char.

Peut-on dire que vous avez « le coeur sur la main », un peu comme saint Nicolas ?

C’est ce que dit de moi mon entourage. Il est important pour moi d’être bienveillant envers les autres, particulièrement durant cette période de fêtes si importantes, chez nous, en Lorraine.

Je dois vous avouer également que c’est un beau pied de nez que je fais aussi à l’un des personnages de la légende que j’exècre ; il s’agit du Père Fouettard.

Pour la petite histoire, les Fêtes de Saint-Nicolas, dans ma mémoire, sont associées à ce personnage pas commode du tout et qui fait peur aux enfants. Quand j’étais petit, j’en avais une trouille monstre et je pèse mes mots. Comme mes parents travaillaient, mes frères et sœurs et moi-même - nous étions sept enfants - nous enfermions à la maison. Les voisins du quartier, notamment quelques camarades de classe, tambourinaient à la porte et à nos fenêtres. Mes sœurs en rajoutaient aussi, nous laissant croire que c’était l’Homme noir qui venait à notre rencontre. Nous étions morts de frousse. Vous comprenez donc que je me rallie naturellement à saint Nicolas et que j’en rajoute un peu. C’est une petite vengeance personnelle vis-à-vis de Fouettard.

Parlez-nous s’il vous plaît de la thématique de votre char ?

Avec grand plaisir. Notre super-héros est Charles Lindbergh, véritable héros de notre ère puisqu’il a été le premier pilote à avoir traversé, sans escale, l’océan Altlantique, en reliant New York à Paris en solitaire, à bord de son monoplan, le Spirit of Saint Louis, spécialement conçu pour l'occasion en à peine deux mois. L’exploit a eu lieu en 1927, en trente-trois heures et trente minutes. Notre char s’appellera donc « La traversée de l’Atlantique par Charles Lindbergh ».  Nous avons retenu cette thématique à l’unanimité mais sachez qu’elle a une signification toute particulière pour le Président de notre Comité des Fêtes qui réalisait dans sa jeunesse des maquettes volantes de planeur.

C’est un peu un retour en enfance pour nous tous et ça le sera d’autant plus que nous allons revêtir, pendant le Défilé, des déguisements prêtés par nos homologues d’Essey-lès-Nancy : chapkas, lunettes d’aviateur… car la Saint-Nicolas, c’est aussi cela : de belles rencontres, l’entraide, la solidarité et l’union dans un même projet global et dans une même belle dynamique. Nous espérons élargir cette mutualisation des moyens et cette collaboration dans le cadre des Fêtes de Saint-Nicolas, l’an prochain, pourquoi pas, avec Pulnoy.

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