Art-sur-Meurthe

Dominique Gury - Secrétaire du Comité des Fêtes

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Encore aujourd’hui, c’est un émerveillement.

Le char d’Art-sur-Meurthe est quelque peu original dans son mode de tractage.

C’est le moins que l’on puisse dire puisque notre char est le seul à être tracté à la force des mollets et monté sur un châssis spécial tiré par quatre vélos.

Tout a démarré, il y a dix ans, par une idée lancée par deux professeurs du lycée technologique Saint Michel de Bosserville, tous deux bénévoles intégrés à notre Comité des Fêtes.

À l’époque, le char était construit dans le local de la Chartreuse où j’exerçais aussi, raison pour laquelle nous avions un noyau dur d’enseignants qui donnaient un précieux coup de main en ferronnerie, électricité, chaudronnerie, électronique et peinture, même s’ils n’habitaient pas forcément notre commune.

C’est ainsi qu’a été imaginé notre premier char monté sur un socle spécial de 6 mètres de long sur 2,50 mètres de large, à la structure en fer métallique légère, sur quatre roues de mobylette.

Pour limiter évidemment le poids sur le char, les décors en contreplaqué fin et en polystyrène ont pris le relais sur les décors en bois, tout comme les poupons ont succédé naturellement aux enfants présents sur le char.

Même si au début, cela n’était pas évident de tout mettre en place, notamment pour maintenir l’équilibre de l’ensemble, aujourd’hui, il n’est plus question de faire marche arrière. Non seulement, nous sommes très fiers d’avoir fait ce choix mais en plus, nos volontaires chargés de tirer le char se plaisent dans cette mission et ne veulent plus laisser leur place. 

En parlant de mission, ne serait-ce pas « la mission Apollo 11 » qui se dessine là sur votre char ?

Nous fêtons cette année le cinquantenaire de cette mission, c’est pourquoi nous avons voulu rendre hommage aux astronautes qui y ont participé. Ce sont eux nos vrais héros, Edwin E. Aldrin, Michael Collins et Neil A. Armstrong, le premier homme à poser le pied sur la lune et qui prononce cette phrase devenue célèbre : « c’est un petit pas pour l’homme, un bond de géant pour l’Humanité. » Ce premier alunissage héroïque, suivi par des millions de téléspectateurs à travers le monde, méritait qu’on s’y attarde un peu.

Après être tombés d’accord sur la thématique, une maquette à l’échelle a été réalisée avant de nous lancer dans la construction grandeur nature. Nous sommes au total 19 personnes, membres du comité et bénévoles, d’une moyenne d’âge de 65 ans, à nous y atteler. Sept femmes font partie de l’équipe et travaillent principalement sur la décoration, notamment les costumes. Nous sommes très heureux de compter parmi nous un adolescent de 15 ans, bricoleur et créateur « à outrance », qui a pris l’initiative de suivre son voisin, membre du comité, avec lequel il partageait la même passion du bricolage.

Un souvenir marquant des Fêtes de Saint-Nicolas ?

Incontestablement, je me souviens de la première Saint-Nicolas de mon fils, il y a 42 ans. Ce fut un moment particulier pour moi.

Encore aujourd’hui, c’est un émerveillement. Mes petits-enfants, qui ne sont malheureusement pas sur place, et toutes les personnes avec qui je partage mes photos du Défilé sont très agréablement surpris par l’ampleur de l’événement. Même à Paris, on parle de nos Fêtes, notamment au travers de la campagne de communication qui touche aussi la Gare de l’Est. On voit bien qu’elles ne touchent pas que notre territoire ou les Lorrains...

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