Villers-lès-Nancy

Marcel Adam – Président du Comité des Fêtes

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Ce qui compte avant tout, c'est la belle dynamique qui nous anime, quel que soit notre âge.

Quand on observe votre Comité des Fêtes, Monsieur Adam, on est agréablement surpris par la forte présence de jeunes.

Effectivement, sur les 75 personnes qui composent le Comité des Fêtes, nous ne comptons pas moins de 26 jeunes de 20 à 25 ans et quelques enfants à la marge. Quand on connaît les difficultés que nombre d’associations rencontrent pour recruter des jeunes, on n’est pas peu fier, nous ici à Villers, d’en avoir autant. On a un noyau dur de volontaires prêts à aider sur tous les sujets ; et quand on leur parle des Fêtes de Saint-Nicolas, alors là, l’engouement est décuplé, je dois dire.

Imaginez quand même que quatre jeunes se sont arrangés pour se libérer tous les lundis pour venir nous donner un coup de main et construire avec nous les décors, sans oublier ceux qui posent tout spécialement leurs congés pour se déguiser et animer nos grosses peluches géantes présentes lors du défilé. C’est inimaginable cette motivation ! Et l’ambiance avec les anciens, n’en parlons pas, elle est fantastique !  Et cela dure depuis plusieurs années.

Ces jeunes sont arrivés il y a quelque temps. On a commencé par intégrer mes trois enfants qui nous suivaient, mon épouse et moi-même, un peu partout dans notre engagement associatif. Et puis il y a eu ensuite, les copains et les copains des copains… Ils ont un peu grandi à nos côtés. Ils sont tous demandeurs pour être ensemble, à nos côtés, pour faire la fête et « mettre la main à la pâte ». 

« Mettre la main à la pâte », dans la bouche d’un Chef chocolatier, cela a une consonance un peu particulière non ?

Sourire – Le chocolat et le pain d’épices font partie du décor, si je puis dire, des Fêtes de Saint-Nicolas. Moi-même en cette période très particulière de l’année, je réalise toutes sortes de pièces en chocolat ex nihilo, c’est à dire sans dessin, sans croquis, sans plan. J’imagine la pièce dans ma tête et je la réalise « à l’oeil ».
On fait un peu pareil pour le char, jamais de dessin, jamais d’esquisse, déformation professionnelle peut-être, mais ce qui est magique, c’est que l’équipe me suit. Elle me fait confiance et c’est réciproque. On découpe les éléments comme ça, on les monte ensuite au fur et à mesure. Parfois ça fonctionne direct, parfois pas. Alors, on est obligé de les reprendre et de les retailler. Rien n’est jamais figé finalement.

Tenez par exemple pour la thématique de cette année. Au départ, on a eu un peu de mal à l’imaginer. Et puis, petit à petit, ça a pris forme pour finir au final à « la voiture des super-héros » ; et comme nous sommes pour l’équité des sexes, nous allons mettre en scène un homme et une femme qui symboliseront les super-héros et l’amour, les deux thématiques de cette année. On joue sur tous les tableaux. Par la décoration de la jupe du char qui reprendra tous les super-héros sous forme de petits logos, chacun se sentira forcément concerné par l’un ou l’autre des personnages, qu’il soit enfant, adolescent ou adulte.
On veut vraiment toucher tout le monde et en « mettre plein la vue », dans le bon sens du terme évidemment. La Saint-Nicolas est un sujet passionnant qui nous pousse à garder une âme d’enfant.

Animer une équipe si importante, cela ne doit pas être tous les jours facile.

C’est vrai. Nous n’avons pas tous la même personnalité, ni les mêmes attentes. Mais vous savez, ce qui compte avant tout, c’est la belle dynamique qui nous anime, quel que soit notre âge. Et puis, je ne sais pas si c’est lié à mon métier de pâtissier, mais on sait remercier nos bénévoles au travers de plein de petites attentions : des chocolats distribués en fin d’année, un repas partagé chaque lundi... On sait reconnaître et gratifier le temps que nous consacrent les membres de l’équipe. Ce n’est pas grand-chose, mais cela marque les esprits et participe à l’ambiance.

Nous sommes fiers ici à Villers de participer au grand Défilé de Nancy. Je me souviens de la première fois où j’ai vu le Défilé, quand je suis arrivé à Nancy, il y a 35 ans. Villers ne défilait pas à l’époque, j’ai trouvé cela dommage. Heureusement, maintenant, nous répondons chaque année présents. 

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