Heillecourt

Monique Jacques – Bénévole

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Nous sommes tous très soudés et unis par une même motivation.

Madame Jacques, vous êtes la seule femme « bricoleuse » dans une équipe très masculine, quel effet cela fait?

Est-ce-que j’ai l’air malheureuse ? - Rires - Non, bien au contraire.

Comme nous n’avions pas de Comité des Fêtes, nous avons décidé, il y a une vingtaine d’années, de créer une petite équipe de trois-quatre bénévoles qui se chargerait de la construction du char de Saint-Nicolas. Et puis, au fur et à mesure des années, notre groupe s’est étoffé jusqu’à compter une dizaine de volontaires.

 Nous sommes tous retraités, originaires de métiers très différents (menuisier, métreur, ingénieur, décoratrice de formation…) mais très soudés et unis par une même motivation, celle d’imaginer et de construire ensemble un beau char qui fasse rêver les enfants lors du défilé.

Un lien d’amitié s’est créé et une grande écoute mutuelle s’est instaurée au sein du groupe et nous ressentons beaucoup de plaisir à nous retrouver régulièrement autour du char et lors du Défilé à Nancy. L’essentiel pour nous est de faire de notre mieux, avec nos moyens et sans aucun esprit de compétition.

Vous semblez très attachée aux Fêtes de Saint-Nicolas et au Défilé, pourquoi ?

Les Fêtes de Saint-Nicolas revêtent une importance toute particulière pour nous, Lorrains. Elles font partie de notre tradition mais elles sont surtout une fête commune, partagée, populaire, qui touche tout le monde. La Saint-Nicolas, ce n’est pas une affaire de croyance mais plutôt une affaire de fête. Toutes les barrières tombent quand on fête saint Nicolas. Chacun s’investit dans les préparatifs, chaque commune se lance dans la construction de son char, participe au même grand Défilé. On se retrouve tous autour de notre saint patron missionnaire, qui portait la bonne parole partout où il allait, qui était tourné vers les autres et particulièrement ceux qui souffraient et en avaient besoin.

Cet esprit ne date pas d’aujourd’hui. Je me souviens, il y a 50 ans en arrière, toute la communauté se sentait concernée, interpellée par les Fêtes de Saint-Nicolas. On pouvait alors sortir de chez nous, aller à la rencontre des autres ; ce qui n’était pas le cas à Noël, qui offrait un cadre plus restrictif, celui de la famille uniquement.

La Saint-Nicolas, c’est aussi pour nous la féerie totale, une ambiance chaleureuse, baignée de lumières.

A propos de lumières, votre char, cette année, est particulièrement mis en lumière.

Effectivement, nous avons « mis le paquet » côté lumières car pour nous, féerie rime avec lumière et avec Fêtes de Saint-Nicolas. Elle doit être bien présente et inonder le char et le défilé.
Nous voulons que les yeux des jeunes enfants s’illuminent à la vue de notre « rêverie vénitienne » qui est la thématique que nous avons retenue cette année. On y découvrira une reproduction de Venise miniature, avec ses gondoles, son architecture, son pont des Soupirs, sans oublier bien évidemment la symbolique de l’amour… 

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