Les chansons

Quelques chansons de saint Nicolas : la légende de saint Nicolas, la complainte des enfants au saloir, saint Nicolas mon bon patron

La légende de saint Nicolas

Ils étaient trois petits enfants 
Qui s’en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus 
Que vers le soir se sont perdus.

S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Entrez, entrez, petits enfants,
Y’a de la place assurément.

Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux.

Saint Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu me loger ?

Entrez, entrez, saint Nicolas,
Y’a de la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt entré qu’il a demandé à souper.
Voulez-vous un morceau de jambon ?
Je n’en veux pas, il n’est pas bon.
Voulez-vous un morceau de veau ?
Je n’en veux pas, il n’est pas beau.

Du p’tit salé, je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Hors de la porte il s’enfuya.

Boucher, boucher ne t’enfuis pas,
Repends -toi, Dieu te pardonnera.
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de son saloir.

Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand saint Nicolas.
Et le saint étendit trois doigts,
Les petits se levèrent tous trois.

Le premier dit : « J’ai bien dormi. »
Le second dit : « Et moi aussi. »
Et le troisième répondit « Je me croyais au Paradis »

La complainte des enfants au saloir

Il était trois petits enfants,
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Ils sont tant allés et venus
Que le soleil on n'a plus vu.

S'en sont allés chez un boucher :
« Boucher, voudrais-tu nous loger ? »
- « Allez, allez, mes beaux enfants,
Nous avons trop d'empêchement. »

Sa femme, qu'était derrière lui,
Bien vitement le conseillât :
« Ils ont, dit-elle, de l'argent,
Nous en serons riches marchands. »

Entrez, entrez, mes beaux enfants !
Y a de la place assurément.
Nous vous ferons fort bien souper,
Aussi bien blanchement coucher. »

Ils n'étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués,
Les a coupés tout par morceaux,
Mis au saloir comme pourceaux.

Quand ce fut au bout de sept ans,
Saint Nicolas vint dans ce champ.
Il s'en alla chez le boucher :
« Boucher, voudrais-tu me loger ? »

« Entrez, entrez, saint Nicolas !
De la place, il n'en manque pas. »
Il n'était pas sitôt entré,
Qu'il a demandé à souper.

« Voul'ous un morceau de jambon ? »
- « Je n'en veux pas, il n'est pas bon. »
- « Voulez-vous un morceau de veau ? »
- « Je n'en veux pas, il n'est pas beau.

« De ce salé je veux avoir,
Qu'y a sept ans qu'est dans le saloir. »
Quand le boucher entendit ça,
Hors de sa porte il s'enfuya.

« Boucher, boucher, ne t'enfuis pas !
Repens-toi, Dieu te pardonn'ra. »
Saint Nicolas posa trois doigts
Dessus le bord de ce saloir.

Le premier dit : « J'ai bien dormi ! »
Le second dit : « Et moi aussi ! »
A ajouté le plus petit :
« Je croyais être en paradis ! »

Saint Nicolas mon bon patron

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez des p’tits bonbons
des pastilles pour les p’tites filles,
des marrons pour les garçons.

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez-moi des p’tits bonbons
des beaux jouets pour mes copains,
des belles fleurs pour la maîtresse.

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez-moi des macarons
Des dentelles pour les demoiselles,
des beaux rubans pour les mamans.

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez-moi des macarons
Des mirabelles pour les demoiselles,
Des coups d’bâton pour les garçons.

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez-moi des macarons
des galettes pour les grand-mères,
des lunettes pour les grand-pères.

Saint Nicolas, mon bon patron,
apportez-moi quelque chose de bon
j’ai mon panier rempli de foin,
pour la bourrique de saint Nicolas.

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